Affiche du film BIKE vs CARS

Bike vs cars

de Fredrik Gertten
Bande annonce
Film suédois sorti le 7 janvier 2015
Genre : Documentaire
Durée : 1 h 31

Séance unique le vendredi 3 juin à 20 h 30.

 


Critique

En ville, la voiture particulière est un caprice de riches et de flemmards. Un caprice qui tue une minorité (piétons, cyclistes) et pollue la majorité des citadins. A Toronto par exemple, une ville défigurée par les voies rapides et un temps gérée par un maire vendu au lobby automobile qui a fait supprimer les pistes cyclables et rendu le stationnement gratuit, un piéton est renversé toutes les trois heures et un cycliste mange le bitume toutes les sept heures.

Dans la mégalopole de São Paulo, qui ne compte pas moins de 7 millions de voitures pour 20 millions d’habitants, un cycliste meurt chaque semaine et les banlieusards passent une moyenne de trois heures dans leur cercueil à quatre roues. Dans la merveilleuse cité des Anges, du gasoil et des obèses (Los Angeles), 70 % de la ville sont occupés par des routes et des parkings. Et les Américains, champions toutes catégories, passent cinquante-cinq jours par an dans leur bagnole pour aller bosser. La moitié des trajets en voiture aux Etats-Unis font moins de 5 kilomètres !

Malgré les 7 millions de morts annuels pour cause de pollution atmosphérique, l’expansion délirante de la voiture (1 milliard en 2012, 2 milliards prévus en 2020) n’est pas près de s’arrêter. Que les industries automobile et pétrolière, bienfaitrices de l’humanité et du PIB notoires, fassent partie des plus importants acheteurs d’espace publicitaire n’a évidemment aucun rapport avec ces effroyables statistiques, toutes extraites de cet édifiant Bikes vs Cars, de Fredrik Gertten.

Un film militant, qui assume, chiffres et témoignages à l’appui, son combat contre l’hégémonie mortifère de la bagnole dans le monde occidental et les pays émergents, en donnant la parole à ceux qui résistent, aux quatre coins de la planète, pour que le vélo retrouve droit de cité. (J. Louston, Télérama)