Affiche du film The thing

The thing

de John Carpenter
VOSTFR
Bande annonce
Film américain sorti le 3 novembre 1982
Avec Kurt Russel, Wilford Brimley, Keith David, Donald Moffat
Genre : Horreur, Science-fiction, Thriller
Durée : 1 h 48

Hiver 1982 au cœur de l’Antarctique. Une équipe de chercheurs composée de 12 hommes, découvre un corps enfoui sous la neige depuis plus de 100 000 ans. Décongelée, la créature retourne à la vie en prenant la forme de celui qu’elle veut ; dès lors, le soupçon s’installe entre les hommes de l’équipe. Où se cache la créature ? Qui habite-t-elle ? Un véritable combat s’engage.


Critique

Une base de recherche dans l’Antarctique. Douze hommes travaillent dans des conditions très dures, isolés par une tempête de neige. Ils recueillent un chien de traîneau qui sème la panique dans le chenil. Bientôt, une « chose » monstrueuse naît de son corps et phagocyte les êtres vivants en prenant leur apparence. En enquêtant dans le camp norvégien d’où venait le chien et où il ne reste aucun survivant, l’équipe américaine comprend que le « mal » viendrait de l’occupant d’un vaisseau spatial, conservé dans le froid. La « chose » étant susceptible de « devenir » n’importe quel des membres du groupe, un climat de suspicion permanente s’installe rapidement, et la tension monte, monte, monte…

« Quand il entreprend la réalisation de The Thing, John Carpenter est au sommet de sa carrière. Il sort du succès critique et public de New-York 1997 (1981) et il est reconnu comme le maître du cinéma d’horreur… C’est donc fort d’une liberté de mouvement plutôt large et de moyens relativement considérables qu’il s’attelle au remake de The Thing from another world, réalisé par Christian Nyby et produit par Howard Hawks (qui aurait mis la main à la pâte) en 1951. Confiant et peu soucieux des attentes du public, il réalise un film crépusculaire, d’une profonde noirceur. Au moment de sa sortie en 1982, devant l’engouement que suscite E.T. (Steven Spielberg) sur les écrans au même moment, il comprend que The Thing sera un échec et un film incompris. L’Amérique reaganienne a besoin d’optimisme et de figures mythologiques saines pour renforcer son empire. Le pessimisme de Carpenter n’est pas à l’ordre du jour. Le film est donc un flop et fait ricaner l’incompétente critique américaine. Fort heureusement… The Thing sera réévalué et, dans l’imaginaire cinéphilique, bientôt soupçonné d’être l’un des meilleurs films de Carpenter, voire son chef d’œuvre… La qualité et l’audace des effets spéciaux (dus à l’ingénieux, et à l’époque débutant, Rob Bottin) achevèrent de lui ériger une réputation de film culte. » (M. Santelli, critikat.com)