City on fire
La Case de l’Oncle Spock :
Interdit aux moins de 12 ans
De redoutables braqueurs terrorisent Hong-Kong. Organisés et brutaux, ils n’hésitent pas à utiliser leurs revolvers même s’il s’agit de tuer des policiers. Justement, Chan Kam-wah est flic : il a réussi à infiltrer l’organisation avant d’être démasqué et assassiné sauvagement en plein marché nocturne. Concurrents, les inspecteurs John Chan et Lau sont bien décidés à mettre la main sur les malfrats. Lau contacte Ko Chow, autre policier infiltré, pour les approcher. D’abord réticent – sa dernière mission s’est terminée dans la violence – ce dernier accepte. Tout commence par une vente d’armes à feu.
Vous avez peut-être vu récemment dans nos salles The Killer de John Woo : Chow Yun-Fat et Danny Lee y jouaient un truand et un policier tissant une relation contrariée due à leurs places sur l’échiquier de la légalité. Ils inversaient en réalité leurs rôles précédemment tenus dans City on fire, une des étincelles de Ringo Lam, autre grand cinéaste du polar hong-kongais. Comme William Friedkin dans New York avec French connection, il nous plonge avec réalisme dans un Hong-Kong interlope dans lequel la violence bouillonne. Au-delà de son canevas policier, City on fire enflamme les histoires d’amour et d’amitié au coeur de la ville : le film est aussi incandescent qu’un brasier ravageur dans lequel brûlent toutes les passions. L’avenir de la métropole est alors incertain : la rétrocession arrive à grands pas et elle apparaît comme une impasse que seul un cinéaste incendiaire peut purifier. Près de quarante ans plus tard, il est grand temps de découvrir ce bijou ardent.
