Scarlet et l’éternité

de Mamoru Hosoda
VOSTFR
Bande annonce
Film japon sorti le 11 mars 2025
Avec Koji Yakusho, Kotaro Yoshida, Mana Ashida, Masaki Okada, Yutaka Matsushige
Genre : Action, Animation, Drame, Science-Fiction
Durée : 1h52
Langue(s) parlée(s) : japonais

Scarlet, une princesse médiévale experte en combat à l’épée se lance dans une périlleuse quête pour venger la mort de son père. Son plan échoue et grièvement blessée elle se retrouve projetée dans un autre monde, le Pays des Morts. Elle va croiser la route d’un jeune homme idéaliste de notre époque, qui non seulement l’aide à guérir mais lui laisse également entrevoir qu’un monde sans rancœur ni colère est possible. Face au meurtrier de son père, Scarlet devra alors mener son plus grand combat : briser le cycle de la haine et donner un sens à sa vie en dépassant son désir de vengeance.

Que la vie est (parfois) bien faite ! Quelques semaines après le bouleversant Hamnet de Chloé Zhao, merveilleuse variation féminine autour du deuil et de la création d’Hamlet dans l’Angleterre élisabéthaine, voici que nous arrive une très, très libre adaptation du Magnum Opus de Shakespeare par Mamoru Hosoda – un des maîtres de l’animation japonaise, habitué des adaptations excentriques de contes, légendes et classiques de la littérature (son dernier film en date, Belle, réinventait celui de Mme Leprince de Beaumont, La Belle et la Bête, au temps des réseaux sociaux, des idols sud-coréennes et de la J-pop). Adaptation de Hamlet oblige, Scarlet et l’éternité a comme thème principal le dilemme moral de la vengeance…

S’il est bien plus grave et plus dur que les précédents films du réalisateur, Scarlet et l’éternité a cette capacité à insuffler des vrais moments d’espoir, des bouffées d’air frais, des petites soirées au coin du feu au beau milieu d’un désert infini, terrifiant de par ses créatures et resplendissant de par ses lueurs et son ciel. Hosoda a le chic pour proposer à la fois une épopée épique et de véritables questionnements moraux, touchant du bout du doigt des problématiques essentielles, au travers de petits détails subtils qui rendent ce film magnifique terriblement actuel et pourtant éternel.