La belle verte
Samedi 28 mars à 18h00 Apéro d’ouverture du Festival Autrement (avec le CCCP)
Film à 18h30
Une extra-terrestre à moitié humaine atterrit à Paris. Elle a pour délicate mission d’user de ses pouvoirs spirituels pour combattre le stress et le surmenage de ses amis terriens…
« Mais qu’est-ce qui arrive à Coline Serreau ? » se demandait le journal Aujourd’hui en France à la sortie de La Belle verte, le 18 septembre 1996. Assassiné par les critiques et journaux de l’époque, ce film de, et avec la réalisatrice de Trois hommes et un couffin, fut un désastre commercial. Conte philosophique et écologique pétri de poésie et d’humour décalé, son style singulier et son contenu incisif ont incontestablement de quoi déconcerter. La violente remise en question du mode de vie occidental qu’il exprime a probablement été perçue, à l’époque, comme une blessure narcissique. La réalisatrice l’évoque elle-même comme une « provocation voulue » et ne regrette en rien son audace, malgré la perte financière engendrée. Actuellement, le film refait surface, visionné par un grand nombre de spectateurs. En septembre dernier, Coline Serreau confiait même à France Culture que lorsqu’on l’arrête dans la rue pour lui parler de son travail, c’est La Belle Verte qu’on lui évoque.
Imbibé de poésie subtile et décalée, le long métrage s’érige en chef-d’œuvre visionnaire, manifeste d’un renouveau politique et social possible dans la continuité des mouvements actuels de décroissance, de minimalisme et de respect du vivant. (Mathilde Partiot Avoir-alire.com)
